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iboy iboy - Posté le vendredi 12 janvier 2018 à 13:24
  • économie
  • Les surprenants vrais gagnants du Loto

    Les actionnaires minoritaires de La Française des jeux bénéficient d’une pluie d’euros. La privatisation en projet pourrait changer la donne.

    LE MONDE ECONOMIE | 12.01.2018 à 06h38 | Par Denis Cosnard


    Paiement du gros lot de la loterie des Gueules cassées au ministère des finances, à Paris, dans les années 1930. GUEULES CASSEES

    Drôle d’endroit pour une rencontre entre actionnaires. Ce 11 novembre 2017, Emmanuel Macron ravive la flamme du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe, quatre-vingt-dix-neuf ans après l’Armistice, qui a mis fin aux combats de « 14-18 ». Face à lui, un septuagénaire aux cheveux gris et au bas du visage barré d’une imposante cicatrice, souvenir de la guerre d’Algérie. C’est Henri Denys de Bonnaventure, le président des Gueules Cassées. « Notre association est le premier actionnaire privé de La Française des jeux, avec 9 %, explique l’ancien soldat au jeune président. Nous aimerions bien être au courant de ce qui va se passer. Est-ce qu’on va privatiser l’entreprise ? Comment va évoluer le dividende ? » Son interlocuteur, qui représente l’Etat, propriétaire de 72 % des actions, se garde bien de répondre. Un peu plus loin, un autre personnage clé observe la scène : l’amiral Henri Lacaille, président de la Fédération Maginot. Dans ses mains, 4 % de La Française des jeux.